France aux candidats

Se préparer aux entretiens dans le conseil en stratégie et à la résolution des business cases ? Ce n’est pas l’offre qui manque, bien au contraire. Les livres ne se comptent plus, les sites d’exercices à la résolution de business cases aussi, les clubs d’écoles dédiés spécifiquement au conseil en stratégie, les sites de peer-to-peer tel PrepLounge où il est possible de s’entraîner aux entretiens, sans même parler des copains de promo vers qui il est possible de se tourner au moment de se lancer.

Abondance de biens, victor mamou donc. Une impression commune demeure cependant : il existe un vrai besoin de préparation à ces entretiens si exigeants et atypiques qui n’a pas de réponse satisfaisante en l’état des offres.

Pour répondre à ce besoin, plusieurs sociétés françaises, inspirées de modèles nord-américains très prisés par les étudiants en MBA, se développent en France. « Si demain on vous dit que vous allez faire votre premier rodéo et que vous n’êtes pas préparé à l’exercice, ce ne sera pas brillant », vante Enguerran Loos, détenteur d’un MBA à Columbia, fondateur du cabinet de chasse InnerSquare, dont une partie de l’activité consiste à coacher les candidats.

En quoi consiste leur offre ?

InnerSquare est l’une des cinq sociétés avec lesquelles Consultor a échangé, sans prétendre à l’exhaustivité sur le marché français. Que proposent ces préparateurs ?

  • Trier les CV

Tout d’abord, le plus évident : « Dire à ceux qui ne peuvent pas prétendre au conseil en stratégie qu’ils ne peuvent pas y prétendre ». Dixit Adrien Rosenberg, l’un des collaborateurs d’Alumeye, la société de coaching aux entretiens en finance et dans le conseil créée à Paris en 2012.

  • S’y retrouver dans l’offre pléthorique de livres

Puis, de guider les candidats dans l’océan de livres de préparation : « Les livres, il y en a énormément, à tel point que les candidats ne savent plus où donner de la tête. Je simplifie énormément le nombre de frameworks que je propose à mes clients pour la résolution des business cases. Seuls quelques-uns sont réellement utiles », dit Salomé Cohen, la fondatrice de Wizyou, une activité de coaching des candidats.

  • S’exercer avec des outils et des cas inédits

Voire de former les candidats aux erreurs et aux pièges à éviter tout au long de la résolution de business cases avec des outils et des cas inédits. C’est ce que propose Victor Mamou, auteur de Comment être admis au BCG et chez McKinsey sans être issu d’une école de groupe A.

Il a mis sur pied ses propres business cases et une boîte à outils home made, à l’aune de son expérience d’un recrutement et des milliers de candidats qui « foirent leurs entretiens chaque année dans les pays francophones ».

  • Ne pas négliger le fit

Autre valeur ajoutée revendiquée : préparer aussi les candidats au fameux fit avec les recruteurs. « Les machines à cas n’impressionnent pas », appuie également Enguerran Loos quand Salomé Cohen insiste sur le fait que le recrutement « est aussi un échange et une interaction que les candidats doivent anticiper ».

  • Accéder à des pools de formateurs

Souvent des initiatives individuelles, certaines de ces sociétés promeuvent le pool de formateurs expérimentés auxquelles elles donnent accès (une dizaine chez Alumneye et chez son concurrent Best in Case).

  • Travailler sur l’attitude

Le travail de préparation va parfois encore plus loin. « Je travaille l’approche et la posture, par exemple l’humilité, parce que certains candidats pèchent par trop d’assertivité en entretien ou emploient des formulations qui seraient rédhibitoires devant des clients », dit Salomé Cohen.

  • Anticiper les premiers jours au sein du cabinet

« Il faut se préparer à être intégrable dans un cabinet, plutôt que de se limiter aux entretiens de sélection. L’accompagnement doit aller jusqu’au moment où les consultants sont bien intégrés », ajoute Victor Mamou.

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